一模一模...不一样.
Encore un blog sur les voyages ! Same same but different s'efforce de présenter nos souvenirs asiatiques sous un angle différent. A vous de juger !
Pour échapper au rythme lent de la ville, nous nous tournons vers une agence de voyages dans le but de découvrir la campagne environnante. Au grand dam de Cassey qui cherchait à éviter tout sport nautique, j’opte pour un mélange de randonnée et de canoë.
Notre groupe de 6 touristes et de 2 guides s’était donné rendez vous de bonne heure dans l’artère commerçante de la ville. Le temps de charger le matériel et nous voilà partis pour l’aventure assis à l’arrière d’un pick-up. Nous quittons rapidement la route bétonnée pour prendre une piste sillonnant à travers la forêt. Au beau milieu de nulle-part, nous sommes conviés à descendre, à cheminer à travers la jungle avant de traverser une rivière à bord d’une pirogue qui prend l ‘eau. L’aventure se corse rapidement pour moi lorsque de l’autre côté de la rive, nous devons emprunter un petit pont fait de lianes et de bambou. Doutant de la résistance de cette infrastructure face à ma surcharge pondérale, j’ai laissé la priorité à mes partenaires avant de m’engager. Il n’est pas très utile de préciser que pour Cassey, ceci n’était que pure formalité.
Une fois sur la terre ferme, une marche tranquille nous amène à un village typique mais quasi-désert. A notre grand regret, en ce dimanche, l’école était fermée (nous y avions ramené des fournitures scolaires) et la plupart des habitants étaient aux champs pour la récolte de riz qui battait son plein. Seuls quelques enfants surveillés par des personnes âgées étaient encore présents. Après la visite ponctuée par nos questions sur l’organisation du village, la place des femmes, la nomination du chef du village etc.… , nous entamons une marche sportive à travers des paysages beaucoup plus vallonnés. Pas le temps de profiter de la vue, de toute façon avec un soleil de plus en plus fort, personne ne souhaite s’attarder. Et c’est sur les coups de midi que nous atteignons enfin une magnifique série de cascades qui semble prendre naissance au milieu de la forêt. La tentation est trop grande : sous cette chaleur, quoi de mieux qu’une baignade rafraîchissante dans des vasques naturelles.
Le temps d’un repos bien mérité et nous voilà obligés de quitter ce lieu enchanteur pour rejoindre la rivière quelques dizaines de mètres plus bas pour une descente de la Nam Ou en canoë. Pendant que les guides nous prodiguent les consignes de sécurité, j’examine mes partenaires potentiels. En effet, il est à mes yeux hors de question que Cassey ne sachant pas nager se joigne à un novice comme moi. Mais ce n’est pas du tout l’avis de notre guide qui en décide autrement. Notre unique expérience de pagaie en commun se résume à une désespérante tentative birmane pendant laquelle notre guide s’était amusé à nous voir tourner en rond avant de reprendre la main. Une mise au point entre nous s’impose donc : coordination et synchronisation sont les maîtres mots !
Malgré un début un peu hésitant, nous nous sommes surpris à maîtriser assez facilement notre embarcation sans se laisser distancer par le canoë pilote. Notre enthousiasme des premiers instants, synonyme de pagaie dynamique a rapidement cédé la place à l’émerveillement produit par ces longues périodes où nous nous sommes laissés dériver au gré du courant, spectateurs privilégiés de la vie de fluviale : buffles d’eau, chant des oiseaux ou enfants se baignant sont autant de souvenirs inoubliables.
Ce n’est qu’une fois arrivés que je pus enfin me libérer de mon anxiété et discuter des risques avec notre duo de tête. Et là le guide m’annonce que sa partenaire ayant déjà expérimenté ce sport nautique et étant à la recherche de sensations fortes, il a choisi d’emprunter les voies les plus difficiles ou tout du moins celles qui remuent le plus. Pour une première on s’en souviendra !!!
Qu’y a-t-il à faire au beau milieu de nulle part ? Rien ! Et c’est précisément ce que les gens recherchent. Meuang Ngoi a beau être un village reculé accessible qu’en bateau, la réputation du lieu a vite été faite parmi les étrangers. Absence de route, d’électricité, paysages à couper le souffle et l’hospitalité inégalable de ses habitants attirent de plus en plus les visiteurs fatigués de leur voyage et désirant faire un break.
A notre débarquement, quelques laotiens nous proposent gentiment une chambre pour 1 dollar mais nous optons tout de suite pour la plus belle des guest house. Pour quatre fois le prix, nous disposons de l’une des plus belles chambres du village. Face à la rivière Nam Ou, nous disposons d’une terrasse qui donne sur un petit jardin où l’on retrouve tout ce qui fait le Laos : maison sur pilotis, arbres à papaye, vieux obus, poules et coqs picorant…. Une véritable carte postale.
Les activités y sont réduites : promenade, pêche, détente. Le soir venu, confortablement installés, il n’y a rien d’autre à faire que déguster son fruitshake, en attendant que soit servi le laap et les rouleaux de printemps. La patronne est vite débordée, toutes les commandes devant être passées avant la coupure du groupe électrogène à 10 heures. Une fois cette échéance passée les invités de l’hôtel se regroupent autour des rares bougies pour consommer leur bière Lao, échanger leurs expériences de voyage et éventuellement leur pétard.
Et là je me rends compte d’une sensation bizarre entre mes orteils. En théorie, je devrais m’arrêter, y regarder de plus près, et prendre les mesures qui s ‘imposent. Mais la politique de l’autruche est la meilleure pour un insectophobe. Mieux vaut ne rien voir et attendre d’arriver au village. Mais plus on avance, moins la sensation au niveau de mon pied est agréable . Prenant enfin mon courage à deux mains, aidée par Cassey, je déchausse ma tong et découvre deux sangsues solidement agrippées sous mes orteils et au vu de leur taille, elle devaient y être depuis quelques temps.
Nous nous étions préparés plus matériellement que psychologiquement à cette éventualité : toujours avoir sur soi un briquet pour la brûler ou un peu de sel pour la faire tomber, sans oublier un antiseptique pour nettoyer la plaie.
Tel un médecin en salle d’opération, je me retourne vers Cassey et demande à mon infirmière le sel. Recherche dans le sac ….pas de sel !!!! Deuxième option, le briquet. Pas de briquet non plus !!!! Heureusement un de nos compagnons s’avère être un fumeur. Orientant mon pied vers Cassey, celle-ci allume la flamme et à défaut de brûler la bête, me brûle le pied.
Panique à bord ! Peut on les arracher ou est-ce comme pour les tiques : leur tête reste-t-elle accrochée à la plaie ? Des jeunes écoliers arrivent à mon secours. Ils s’amusent de me voir dans cet état mais prennent grand soin à me retirer les bêtes à l’aide d’un petit morceau de bois, en raclant ma peau jusqu’à ce qu ‘elles lâchent prise puis colmatent la plaie à l’aide de feuilles fraîchement cueillies. Comprenant mon appréhension envers ce genre de bestioles, des éclaireurs prennent quelques mètres d’avance et, tout le long du chemin, m’indiquent la position de ces insectes pas plus grands qu’un asticot et qui au passage d’une proie, se redressent, se tortillent en direction de leur futur repas.
Ayant un sang plutôt épais, je me suis surpris à pisser le sang pendant plus d’une demi heure : la cicatrisation est retardée sous l’action anticoagulante de la sangsue et de la nécessité de continuer à marcher pour sortir de cette zone à haut risques.
Arrivés au village, le pied saignant toujours, je désinfecte proprement la plaie et sourit à cette expérience inédite : Yannick et Phuong m’avaient prévenus, lors de leur trek au Lam Nuam Tha, un anglais a même vu une sangsue se glisser jusqu'à…. Ooooooooh Non !!!
Pas ça !!! Vite, il faut que j’aille vérifier l’intégrité de mon appareil reproducteur. Y a-t-il des toilettes dans ce lieu reculé ou dois-je aller dans les hautes herbes m’examiner au risque de me jeter dans la gueule du loup… en l’occurrence de la sangsue ? Par bonheur le proprio du bouiboui où l’on se restaurait m’indique la direction d’une cabane en bordure de village destinée à accueillir des touristes à tourista. Et c’est dans ce lieu avec un équipement « American standard » où j’ai pu être soulagé et accessoirement me soulager.
Avant de rentrer, un villageois a pris la peine de nous expliquer les gestes à éviter : marcher au centre du sentier en évitant soigneusement les hautes herbes, bien lever les jambes, ne pas rester longtemps sur place, s’essuyer régulièrement les jambes. Autant vous dire que nous avons respecté les consignes à la lettre, fonçant tels des marathoniens à travers la campagne laotienne, courant à travers les zones à risques, se fouettant régulièrement les jambes au cas où une sangsue avait réussie à s’agripper.
Ca y’est, les vacances approchent de leur terme. L’heure est venue pour nous de regagner la Thaïlande voisine. Après un vol rapide de Luang Prabang vers Bangkok, un passage au poste frontière toujours aussi long, une attente interminable pour un taxi avant d’opter pour le bus, nous décidons de nous poser pour une nuit dans l’unique quartier dont je connais le nom et où on m’a conseillé un hôtel : Khao San Road.
Après quelques errements, nous trouvons finalement la rue. C’est pas compliqué : c’est la plus bruyante, la plus sale, la plus animée de tout Bangkok. Population thaïlandaise très jeune et dans le cas des filles parfois accompagnée de vieux messieurs étrangers, magasins attirant le touriste à coup de néons agressifs et de musique techno à haute teneur en décibels, le tout dans une rue assez étroite et une chaleur étouffante crée en nous un véritable choc culturel après deux semaines de calme laotien.
La fatigue ajoutée au stress du lieu sont renforcés par notre incapacité à trouver une chambre d’hôtel. Tous les hôtels (de grands immeubles avec à leur rez-de-chaussée, une sorte de patio rempli de canapés et de table basses) affichent complet. Après une bonne heure à déambuler avec nos sacs à dos (remplis faut il le rappeler par les achats de Cassey) nous en trouvons un où il reste une chambre. Je décide de la prendre sans même la visiter, mais surprise, refus de la réceptionniste qui insiste pour que j’aille voir si elle me convient. Nous avons vite compris pourquoi : pièce de deux mètres sur deux, avec pour seule fenêtre un grillage donnant sur le couloir central, des rideaux translucides qui ne masquent que l’obscurité, à peine de la place pour poser ses sacs, une chaleur étouffante contre lequel le ventilateur au plafond ne peut pas grand chose. Tant pis, la fatigue et le ras le bol ont raison de nos préjugés.
Après une nuit à l’étroit, nous nous réveillons dans un tout autre monde que celui que nous avions quitté la veille. Khao San se remet tout doucement de sa vie nocturne. Le grand patio bruyant de l’hôtel s’est métamorphosé en un agréable salon ouvert sur la rue richement décoré et arboré. Nous prenons un délicieux petit déjeuner bercés par une douce musique Trip Hop.
Nous disposons d’une matinée de temps libre à Bangkok. Deux suggestions radicalement opposées sont offertes à Cassey : le marché du week-end ou le palais royal. Achats ou culture, consumérisme ou spiritualité ? Le choix est vite fait et sans surprise, ça sera le marché.
Le marché au nord de la ville est un immense labyrinthe marqué par des zones (de 1 à 26 ? ) et des numéros d’allées. On y vend de tout, des tissus et vêtements, des antiquités, des bijoux, de l'artisanat, de la vaisselle, des ustensiles de cuisine, d’innombrables bougies et encens, des poissons, oiseaux et même des serpents, des herbes médicinales, bref tout ce que l’on peut imaginer.
Curieusement devant un choix aussi pléthorique, on ne sait plus où donner de la tête. On compare les designs, la qualité, les prix. On hésite, on se perd, on ne retrouve plus la première boutique. Bien entendu, quelques achats sont réalisés (coussins, bijoux, Tee-shirts, encens …) mais on reste raisonnable d’autant qu’un violent orage perturbe sérieusement notre matinée. Bien que le marché soit en théorie couvert, les allées entre les échoppes ne sont couvertes que de tôle ondulée qui en certains endroits laissent s’écouler l’eau qui vient inonder les allées.
Lassés d’avoir les pieds dans l’eau, nous décidons de prendre un taxi pour rentrer. Le chauffeur est marrant, il utilise pour marquer son approbation ou sa compréhension les mêmes onomatopées que la famille de Cassey dans le sud Sichuan. Il nous explique que le gouvernement lui offre des coupons d’essence s’il dépose des touristes à une exposition vente de rubis. Pas d’obligation d’achat, juste ¼ d’heure à regarder des pierres précieuses. Nous acceptons la proposition et sommes conduits à une immense salle remplis de vendeurs polyglottes qui se casseront les dents à essayer de nous faire participer à la croissance du pays.
Puis c’est retour à Khao San le temps d’une simple coupe de cheveux dans un salon de coiffure (salon avec option massage à l’étage pratiqué par une bombe thaïlandaise), d’un excellent repas épicé avant de rejoindre le chauffeur de taxi du matin qui nous a gentiment proposé de nous conduire à l’aéroport. Cette demi journée aura eu le mérite de nous réconcilier avec la Thaïlande et ses habitants !
Le Bus : Yangon - Mandalay
On nous avait prévenus !
Environ 15 heures de bus pour relier Yangon à Mandalay, soit une distance d’un peu plus de 600 km.
On s’y était préparé tant au niveau psychologique qu’au niveau logistique. J’avais expliqué à Cassey qu’accéder à la beauté du Myanmar nécessitait un peu d’effort. Elle s’y était résigné mais avait tout fait pour transformer ce voyage de nuit en une étape de repos et de récupération après notre long vol de la veille.
Dans notre sac à dos se trouvaient outre les habituels encas et rafraîchissements, des boules quiès, des coussins gonflables pour soutenir la nuque et un masque pour les yeux. Sans oublier un livre chacun pour tuer le temps.
En tant qu’occidentaux habitués au luxe, nous avons fait le choix du bus high class express. Le prix du billet (environ 4 € par personne) reste inaccessible pour la plupart des birmans. En effet, la très grande majorité voyage à l’arrière de gros camions ou dans des minibus surchargés avec quelques courageux sur le toit ou accrochés à l’arrière du véhicule.
Le départ se fait à 15H45, un peu en avance par rapport à l’horaire prévu. A peine partis, nous constatons que malgré la cherté du billet, notre bus présente quelques désagréments. La télévision est mise en marche pour nous passer quelques tubes de la chanson birmane, mais le haut-parleur au-dessus de notre tête ne cesse de grésiller ; le dossier de mon siège refuse obstinément de se laisser régler ; le bouton servant à régler la climatisation a du disparaître depuis deux ans au moins (au vu de la poussière présente dans la cavité) ; les filets au dos des sièges servant à retenir les bouteilles d’eau gracieusement offertes sont complètement troués et ne retiennent pas les dites bouteilles.
Qui plus est un bruit bizarre s’échappe du moteur ! Heureusement nous ne sommes pas les seuls à le constater : au bout d’un quart d’heure de route, notre chauffeur s’arrête et descend avec son aide mécanicien muni d’une trousse à outils. C’est le moment d’attaquer mon roman long de 700 pages idéal pour ces trois semaines de vacances.
Notre arrêt impromptu ne dure qu’une petite heure (suffisamment longtemps pour regretter de ne pas voir pris une des compagnies concurrentes qui nous doublent à vive allure). Une fois repartis, je me rends compte de l’inutilité du livre au cours d’un trajet birman : la route bien que goudronnée est une suite ininterrompue de bosses et de nids de poules. Nos têtes sont projetées à gauche, à droite, devant, derrière.
Haha !! Cassey avait tout prévu. L’heure est venu de sortir nos coussins gonflables ! Et là, déception immense : avec un coussin caoutchouté autour du cou, on a tendance à transpirer, à beaucoup transpirer ! Il ne nous reste plus qu’à nous faire ballotter pendant une quinzaine d’heures.
Notre élan est fréquemment interrompu par des multiples péages à chaque entrée ou sortie de village, par les check points de l’armée et les nombreuses pauses ravitaillement - pipi (Nooooon, je me retiendrai).
Inutile de vous dire que Morphée ne nous a pas ouvert ses bras cette nuit là et que c’est dans un état second que nous sommes arrivées à Mandalay après 17 heures de trajet.
Le Code de la route birman
Synthèse des règles essentielles
1 - Avant de s‘installer dans le véhicule, accrocher des fleurs fraîches à son rétroviseur intérieur et prier le Bouddha pour un voyage sans incidents.
2 - Le volant est à droite (passé colonial et proximité de la Thaïlande) et on roule à droite (rejet de ce même passé colonial).
3 - On respecte la signalisation même s’il n’y a pas de policiers en vue car la police est partout.
4 - On signale sa présence et sa vitesse par une série de klaxons le jour ou d’appels de phare la nuit. Plus on roule vite, plus cette série est longue.
5 - A l’entré d’un village, je prépare un billet de 100 kyats (0.10 €) pour le péage - racket.
6 - Avant de pratiquer un dépassement, j’observe attentivement les signaux du véhicule qui me précède.
- clignotant droit : ne pas doubler, véhicule venant en sens inverse
- clignotant gauche : possibilité de doubler
- feux de détresse : attention le véhicule devant ralentit à cause d’un danger proche
- En cas absence de signaux, je n’ai pas été repéré par le chauffeur devant, je dois donc lui signaler ma présence (cf. règle numéro 4)
7 - En cas de passage devant un lieu saint, ralentir et saluer le Bouddha.
Le bateau Mandalay - Bagan
Malgré un départ à l’aube, ce voyage n’est que pur bonheur.
Après avoir traversé deux bateaux birmans surchargés où les familles sont assises à même le sol, on accède à l’express boat conçu pour nous, les touristes. A 16 dollars la place dans les poches du gouvernement, nous bénéficions de sièges confortables et inclinables dans une salle climatisée, d’un bar restaurant, de toilettes propres et d’un accès au pont pour respirer le grand air.
La croisière dure sept heures et est ponctuée par une escale rapide à Pakkoku, ville spécialisée dans la fabrication de plaids.
Un moment de repos inégalé dans l’univers des transports birmans !
Les transports urbains
1 - Les bus transports de troupe, vestiges de la seconde guerre et ayant servis dans la lutte contre les japonais sont encore en vigueur dans le grandes villes notamment à Yangon. Souvent bondés ils auraient l’avantage d’être gratuits pour les moines s’ils le prennent avant 11 H (pour aller collecter leur nourriture)
2 - Le rickshaw est au vélo ce que le side-car est à la moto. La version birmane est proposée avec double siège passager, chacun se faisant dos. Inconvénient de ce mode trajet, le centre ville de Yangon lui est interdit. Qui plus est, on se sent vulnérable quand on se trouve à côté d’un bus.
3 - Le tuktuk birman est un tricycle à moteur avec possibilité de s’installer à 3 ou 4 à l’arrière si on a des petits genoux. Il a l’avantage d’être bâché (utile pendant la mousson), mais ses gaz d’échappement viennent souvent chatouiller vos narines, notamment à l’arrêt.
4 - La carriole à cheval, plutôt utilisée dans les petites villes comme Nyaung U est idéale pour une découverte touristique des lieux. Tous les chemins lui sont permis, même sablonneux. Non seulement il est écologique, mais aussi doté d’un système de récupération des déchets : le sac à merde ( ceci pour se conformer à la réglementation de Bagan site archéologique propre, faute de quoi la licence peut être suspendue). Petit inconvénient : vous risquez de tomber comme nous sur un cheval aérophage.
Le taxi collectif : Bagan - Inle
Le bus, nous y avions déjà goûté : long et inconfortable, notre première expérience ne nous a pas laissé un souvenir intarissable. Au diable l’avarice ! Nous décidons de claquer l’équivalent de 2 à 3 mois de salaire birman dans un voyage en taxi collectif pour une étape longue de 250 km.
Après avoir trouvé non sans mal deux allemands prêts à nous accompagner et partager les frais, nous partons à quatre confortablement installés dans un minibus prévu pour six personnes. Le chauffeur nous prévient que la durée du voyage sera d’environ 8 heures, pauses comprises car la dernière partie du trajet se fait sur des routes de montagne.
Inconvénient du minibus : des pneus inadaptés à l’état des routes birmanes.
Après 1 heure de voyage et le franchissement de deux petits cours d‘eau qui ont débordé sur la route, notre chauffeur sort la tête de sa fenêtre pour constater la crevaison d’un pneu. Le birman est digne de travailler dans n’importe quelle écurie de formule 1. En un petit quart d’heure, le pneu était changé et nous repartions plein d’espoir. Seul problème : le mauvais état des routes entraîne des crevaisons multiples et notre seul joker avait été utilisé. Une halte au village le plus proche dont l’économie repose sur l’agriculture et la réparation de pneus s’imposait.
Avez-vous déjà démonté un pneu de vélo ? Et bien imaginez un garagiste birman assisté de son apprenti sans aucun outil à part un pieu métallique et un burin pour extraire la chambre à air. L’opération s’avère très fastidieuse. Et encore, ce n’est rien comparé à un pneu de camion ! Après plus d’une heure de travail harassant et deux litres d’eau perdus en sueur, notre garagiste perçoit la somme abracadabrantesque de 500 kyats (0.50 €).
Avantage du minibus : une taille adaptée aux routes de montagnes.
Une fois passée la ville carrefour de Thazi, nous quittons la plaine birmane pour nous engouffrer dans une région plus montagneuse où notre ascension coïncide avec l’arrivée de la pluie. La route, simple deux voies malgré l’importance qu’elle représente dans les échanges entre les montagnes fertiles et la plaine aride, fut construite par les anglais avant la guerre et n’a jamais été agrandie depuis.
Mais ne nous plaignons pas ! Nous avons rencontré deux anglais, qui ayant réalisé ce trajet le même jour à bord d’un bus, ont dû descendre et finir les cinq kilomètres les séparant de Kalaw à pied, dans la nuit et sous la pluie, les coulées de boues ayant emporté une portion de la route.
Les travaux forcés, la DDE birmane
Les infrastructures routières birmanes sont dans l’ensemble vétustes et leur entretien, faute de matériel, repose largement sur les travaux forcés ou travaux d‘intérêt général (on peut être exempté de certains impôts si l’on participe à ces TIG).
Nous avons pu identifier trois types de sections à l’oeuvre, les deux premières étant quasi exclusivement composées de femmes, et leur productivité digne des grandes entreprises chinoises des années 80 (inexistante).
Sections nid de poules : nous avons vu cette équipe à l’oeuvre lors de la venue de l’un des principaux généraux de la junte à Bagan. Munie d’une truelle et de goudron, cette équipe bouche les trous sur la route principale.
Sections ramassage de cailloux : plus fréquentes, ces sections sont souvent rencontrées au bord des grands axes routiers et servent à la collecte des cailloux pour la construction ou la consolidation des routes.
Sections réparation construction : encadrée par l’armée, composée en grande majorité d’hommes, cette section semblait dévolue à des taches plus ardues ce qui laisse à penser qu’il s’agissait de prisonniers.
Le bus Inle - Yangon
Deux options s’offrent à nous pour ce dernier trajet :
- le taxi collectif avec comme inconvénient son prix et sa faiblesse liée aux crevaisons
- le bus moins manœuvrable dans les routes de montagne.
Le beau temps ayant régné ces quatre derniers jours, nous optons pour la solution la plus économique.
L’arrêt de notre bus se situe à une dizaine de kilomètres d’Inle, à un carrefour sur la route entre Taunggy et Thazi. Nous nous y rendons entassés à bord d’un pick-up pour une centaine de kyats (0.10 €) par personne. Comme toujours avec ce genre de transport, le camion ne part que lorsqu’il a fait le plein de passagers, soit plus d‘une heure après que l‘on se soit installé.
Notre bus est un de ces grands express, plus moderne que lors de notre premier trajet. Le début se déroule sans incidents, la route étant suffisamment large. Une fois passé Kalaw nous empruntons la descente vers la plaine et nous nous félicitons d’être assis côté falaise ! Le parcours est souvent ponctué par des virages à 180°, pendant lesquels notre chauffeur stoppe le véhicule, fait descendre ses deux assistants qui ont pour mission de le guider, centimètre par centimètre, dans le virage. Notre conducteur se montre d’une extrême prudence et nous en comprendrons ultérieurement la raison : la veille, la route a cédé et a emporté un bus en bas du ravin. Les nerfs sont à vif et chaque village est une occasion de s’arrêter et d’évacuer le stress.
Une fois la plaine regagnée, la pression retombe et contrairement au premier voyage, nous parvenons à tomber dans un sommeil léger entre deux haltes ravitaillement.. Vers 10 heures du soir, lors d’un de ces arrêts, nous constatons à notre grande surprise qu’un deuxième chauffeur assurera les 9 heures de bus restantes. Nous profitons de ces lignes pour décerner une palme à la compagnie de bus Ye Thu Aung pour son programme de sécurité !
大家 好
我们是一对儿中法联姻家庭.我们喜欢在亚洲游览
Ksi et moi sommes des adeptes des voyages depuis plus de 3 ans et nos déstinations sont exlusivement tournés vers l'Asie.
Ce site est l'occasion de vous faire partager nos aventures et de vous donner envie d'aller à la découverte de ses pays avant que la vague de modernisme les dénature complètement.
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