一模一模...不一样.
Encore un blog sur les voyages ! Same same but different s'efforce de présenter nos souvenirs asiatiques sous un angle différent. A vous de juger !
Et là je me rends compte d’une sensation bizarre entre mes orteils. En théorie, je devrais m’arrêter, y regarder de plus près, et prendre les mesures qui s ‘imposent. Mais la politique de l’autruche est la meilleure pour un insectophobe. Mieux vaut ne rien voir et attendre d’arriver au village. Mais plus on avance, moins la sensation au niveau de mon pied est agréable . Prenant enfin mon courage à deux mains, aidée par Cassey, je déchausse ma tong et découvre deux sangsues solidement agrippées sous mes orteils et au vu de leur taille, elle devaient y être depuis quelques temps.
Nous nous étions préparés plus matériellement que psychologiquement à cette éventualité : toujours avoir sur soi un briquet pour la brûler ou un peu de sel pour la faire tomber, sans oublier un antiseptique pour nettoyer la plaie.
Tel un médecin en salle d’opération, je me retourne vers Cassey et demande à mon infirmière le sel. Recherche dans le sac ….pas de sel !!!! Deuxième option, le briquet. Pas de briquet non plus !!!! Heureusement un de nos compagnons s’avère être un fumeur. Orientant mon pied vers Cassey, celle-ci allume la flamme et à défaut de brûler la bête, me brûle le pied.
Panique à bord ! Peut on les arracher ou est-ce comme pour les tiques : leur tête reste-t-elle accrochée à la plaie ? Des jeunes écoliers arrivent à mon secours. Ils s’amusent de me voir dans cet état mais prennent grand soin à me retirer les bêtes à l’aide d’un petit morceau de bois, en raclant ma peau jusqu’à ce qu ‘elles lâchent prise puis colmatent la plaie à l’aide de feuilles fraîchement cueillies. Comprenant mon appréhension envers ce genre de bestioles, des éclaireurs prennent quelques mètres d’avance et, tout le long du chemin, m’indiquent la position de ces insectes pas plus grands qu’un asticot et qui au passage d’une proie, se redressent, se tortillent en direction de leur futur repas.
Ayant un sang plutôt épais, je me suis surpris à pisser le sang pendant plus d’une demi heure : la cicatrisation est retardée sous l’action anticoagulante de la sangsue et de la nécessité de continuer à marcher pour sortir de cette zone à haut risques.
Arrivés au village, le pied saignant toujours, je désinfecte proprement la plaie et sourit à cette expérience inédite : Yannick et Phuong m’avaient prévenus, lors de leur trek au Lam Nuam Tha, un anglais a même vu une sangsue se glisser jusqu'à…. Ooooooooh Non !!!
Pas ça !!! Vite, il faut que j’aille vérifier l’intégrité de mon appareil reproducteur. Y a-t-il des toilettes dans ce lieu reculé ou dois-je aller dans les hautes herbes m’examiner au risque de me jeter dans la gueule du loup… en l’occurrence de la sangsue ? Par bonheur le proprio du bouiboui où l’on se restaurait m’indique la direction d’une cabane en bordure de village destinée à accueillir des touristes à tourista. Et c’est dans ce lieu avec un équipement « American standard » où j’ai pu être soulagé et accessoirement me soulager.
Avant de rentrer, un villageois a pris la peine de nous expliquer les gestes à éviter : marcher au centre du sentier en évitant soigneusement les hautes herbes, bien lever les jambes, ne pas rester longtemps sur place, s’essuyer régulièrement les jambes. Autant vous dire que nous avons respecté les consignes à la lettre, fonçant tels des marathoniens à travers la campagne laotienne, courant à travers les zones à risques, se fouettant régulièrement les jambes au cas où une sangsue avait réussie à s’agripper.
大家 好
我们是一对儿中法联姻家庭.我们喜欢在亚洲游览
Ksi et moi sommes des adeptes des voyages depuis plus de 3 ans et nos déstinations sont exlusivement tournés vers l'Asie.
Ce site est l'occasion de vous faire partager nos aventures et de vous donner envie d'aller à la découverte de ses pays avant que la vague de modernisme les dénature complètement.
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